Définition de BROUER (S')

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DÉFINITIONS - HISTORIQUE - ÉTYMOLOGIE -

Prononciation : é-brou-é

DÉFINITIONS

1
Sémantique : Terme de vétérinaire. Faire ébrouement.
Sémantique : Par extension.
Estrées revint à soi le premier, se secoua, s'ébroua, regarda la compagnie comme un homme qui revient de l'autre monde
2
Sémantique : Terme de manége. Souffler de surprise ou de frayeur, en parlant du cheval.

HISTORIQUE

1
XVe s.
Lesquelx buefs de ce s'esbruierent et fuirent
Le suppliant bouta le feu en la grange, qui se esbrouit tellement que la dite grange fut bruslée
2
XVIe s.
Esbrouez des nazines
dans Médec. des chev. p. 16, dans LACURNE
S'il advient que le loup ait passé les hurtes de ceux qui seront à la garde des filets, on jettera incontinent après ses fesses un court baston pour l'esbrouer et haster d'avantage, à ce qu'il n'ait la cognoissance du filet
de FOUILLOUX dans Vénerie, f° 120, dans LACURNE

ÉTYMOLOGIE

1
Origine obscure. On a songé à bourre, le cheval faisant sortir de ses naseaux comme une bourre. Mais cela ne convient ni aux sens ni aux formes diverses du mot. On a indiqué le bas-breton broez, brouez, emportement, mouvement de colère. Diez remarque que brave, s'il a existé dans l'ancienne langue (ce qui est très vraisemblable), y a existé sous la forme brou ou breu, comme bleu ou blou ; et que c'est de là qu'il a donné é-brouer, rendre bruyant, emporté, et ra-brouer, maltraiter en parole. Cette étymologie ingénieuse est plausible.

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